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	Commentaires sur : LA FRANCE ET LE SOUPÇON	</title>
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	<description>Analyse Ontologique par Joël Bienfait</description>
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		<title>
		Par : Bernard Bourel		</title>
		<link>https://www.analyse-ontologique.fr/aowp/la-france-et-le-soupcon/#comment-14</link>

		<dc:creator><![CDATA[Bernard Bourel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 17:05:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[« Quand tu parles de la France, ou quand tu dis &quot;la France&quot; ça me gêne.» 
 Non, quand même pas ? dire la France, me dire de France, voilà qui sonnerait rance ? Sous les portiques douaniers de l’Universelle-Autonomie, au pays de la Bien-pensance sans frontières, me faudrait-il reconnaître que je ne suis pas au clair avec ce qu’on attend aujourd’hui d’un honnête passager citoyen du monde comme il doit aller ? Prendre conscience que mes fonds de poche sont lourds des restes du temps révolu où on était entravé par l’appartenance à un sol ? Lourdeur « du fient et de la bourbe » de notre naissance (ascendance, tribu, us et coutumes, etc…) dirait Montaigne. En somme, devrions-nous avouer (à soi-même d’abord) que nous ne sommes pas guéris et, qu’en compagnons aguerris et revenus de tout ce fatras, pour eux , plus ou moins droitier, les néo-humanitaires-humanistes (1) devraient enfin nous soulager de notre trop humaine condition ? Nous débarrasser de ces particularités qui parasitent nos aspirations à l’autonomie de l’homme dans son universalité ?  
Mais si c’étaient de ces différences que j’étais aussi fait, que j’étais d’abord riche ? Accueillant et ouvert à l’autre non seulement au-delà de ses particularités à lui, mais aussi grâce à elles ? Si, pour être (dans ce souci de liberté partagée, de justice, etc)  de tout mon Etre (j’ai hésité à mettre la majuscule) il me fallait l’appuyer sur une forme singulière, donner à ces valeurs un fondement sans lequel elles ne restent que des abstractions ? Sans passé, sans enfance, sans terre ni langue maternelles, je ne suis pas au bord d’être jamais libre et responsable ; je n’ai rien dont me conforter, et partant, rien dont m’ébrouer. Je n’ai, dans une autonomie présumée absolue (hors-sol) aucune relation qui me rend &quot;tributaire&quot; de personne, et ne peux donc en découvrir quelqu’une qui me ferait solidaire de l’autre, de mon &quot;prochain&quot;. Pourquoi n’oserais-je pas encore, en bon héritier laïque de la civilisation chrétienne (2),ce beau mot, &quot;prochain&quot;, qui ne désigne, ne privilégie personne au détriment d’un autre, sinon celui-là en plus grand besoin, et qu’on approche ?
On a vu sur quels enfers, au siècle dernier, ont ouvert les constructions de l’Homme Nouveau : NO FUTURE !  

Se relever ? « La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres. / fuir ! là-bas fuir… » une traduction, ici, 
de l’ouverture du Brise marine de Mallarmé :
« Notre humanimalité me pèse et ses humanutopies nous ont défigurés/ Par où, par quel bout,  me recoudre Ni-Ange-Ni-Bête, mais Humain ? 
C’est peut-être de cette belle question -trop essentielle pour qu’il la détourne- que le wokisme se voudrait  le lanceur d’alerte. Nous réveiller, nous gratter le dos, nous hérisser le poil… là où ça le démange. (N.A.N.B.+H ! un acronyme à peindre sur les pancartes des manifs woke. Ni A ni B mais grand H : humanoïde  tout frais éveillé, rhabillé à neuf sans les faux plis de l’histoire. )
Une thérapie curative est urgente, selon ses adeptes. Ne pouvant ouvrir le présent sur des promesses (on n’y croit plus), renversons la table des Lendemains qui devaient chanter et de son sablier (Sous les pavés la plage !) pour s’attaquer au passé. Au verso des grandes épures du Camarade ou du Surhomme, vive l’épuration de nos hier(s) ! Allons-y ! Il faut bien trouver de quoi nourrir le ressentiment ! Dénoncer comme une sorte de péché originel commis contre l’homme qui a à souffrir son être-au-monde sans rien avoir demandé, et qui l’amène à faire le mal. «Pourquoi je ne fais pas le bien que je veux et fais le mal que je ne veux  pas » regrette l’apôtre Paul. Nous sommes tous coupables… et chacun d’en rajouter , comme si ça n’était pas déjà intenable. Pourquoi nous achetons-nous (le tout marchandise ) au lieu de partager?  Pourquoi dire les hommes à jamais ″membrés″ et les femmes ″sans″ ? Pourquoi la culture qui sépare, qui exclut au lieu du ″tous ensemble″ (ou mieux ″du tou.te.s ensemble″ si c’est slammable !). Pourquoi des tout-Blancs qui font et défont l’histoire au détriment des ″tachés″ et qui assoient encore la construction du présent sur  leurs ″décharges″ d’occidentaux?  La revendication des Woke : « Table rase ! » et pour plagier la pub pour le snack chocolaté américain Mars : « Un coup de barre ? Barre à gauche, toute ! et ça repart. » On ne sait pas très bien où, mais on verra en allant… 


(1)	On pourrait reprendre cette réclame du siècle passé vantant la pile Wonder « qui ne s’use que si l’on s’en sert !». Usage aujourd’hui, ou bien usure, à force, des termes &quot;humain/humanisme/humanitaire&quot; ?
(2)	Régis Debray serait-il réac et ses propos sentiraient-ils le rance ? « La question est de savoir si un occidental peut briser le moule chrétien sans devenir un salaud.»


Je pense, Joël, que tu accordes trop de crédit à ces interlocuteurs plus ou moins formatés par le ressentiment (sans pour autant être woke). Pour le dire plus crûment, je ne comprends pas que tu t’uses à surexpliquer comme si tu avais à te justifier dans tes choix ( à leurs goûts, plus douteux que nuancés ?). Pour moi, c’est du gâchis d’intelligence et d’attention à l’essentiel. J’espère que ma franchise ne te choque pas. Qu’est-ce que le vaillant Joël-Gavroche va s’emmerder à ramasser des balles perdues pour des faux-combattants sur des barricades en carton repeint d’un mauvais rouge?

Bernard]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Quand tu parles de la France, ou quand tu dis « la France » ça me gêne.»<br />
 Non, quand même pas ? dire la France, me dire de France, voilà qui sonnerait rance ? Sous les portiques douaniers de l’Universelle-Autonomie, au pays de la Bien-pensance sans frontières, me faudrait-il reconnaître que je ne suis pas au clair avec ce qu’on attend aujourd’hui d’un honnête passager citoyen du monde comme il doit aller ? Prendre conscience que mes fonds de poche sont lourds des restes du temps révolu où on était entravé par l’appartenance à un sol ? Lourdeur « du fient et de la bourbe » de notre naissance (ascendance, tribu, us et coutumes, etc…) dirait Montaigne. En somme, devrions-nous avouer (à soi-même d’abord) que nous ne sommes pas guéris et, qu’en compagnons aguerris et revenus de tout ce fatras, pour eux , plus ou moins droitier, les néo-humanitaires-humanistes (1) devraient enfin nous soulager de notre trop humaine condition ? Nous débarrasser de ces particularités qui parasitent nos aspirations à l’autonomie de l’homme dans son universalité ?<br />
Mais si c’étaient de ces différences que j’étais aussi fait, que j’étais d’abord riche ? Accueillant et ouvert à l’autre non seulement au-delà de ses particularités à lui, mais aussi grâce à elles ? Si, pour être (dans ce souci de liberté partagée, de justice, etc)  de tout mon Etre (j’ai hésité à mettre la majuscule) il me fallait l’appuyer sur une forme singulière, donner à ces valeurs un fondement sans lequel elles ne restent que des abstractions ? Sans passé, sans enfance, sans terre ni langue maternelles, je ne suis pas au bord d’être jamais libre et responsable ; je n’ai rien dont me conforter, et partant, rien dont m’ébrouer. Je n’ai, dans une autonomie présumée absolue (hors-sol) aucune relation qui me rend « tributaire » de personne, et ne peux donc en découvrir quelqu’une qui me ferait solidaire de l’autre, de mon « prochain ». Pourquoi n’oserais-je pas encore, en bon héritier laïque de la civilisation chrétienne (2),ce beau mot, « prochain », qui ne désigne, ne privilégie personne au détriment d’un autre, sinon celui-là en plus grand besoin, et qu’on approche ?<br />
On a vu sur quels enfers, au siècle dernier, ont ouvert les constructions de l’Homme Nouveau : NO FUTURE !  </p>
<p>Se relever ? « La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres. / fuir ! là-bas fuir… » une traduction, ici,<br />
de l’ouverture du Brise marine de Mallarmé :<br />
« Notre humanimalité me pèse et ses humanutopies nous ont défigurés/ Par où, par quel bout,  me recoudre Ni-Ange-Ni-Bête, mais Humain ?<br />
C’est peut-être de cette belle question -trop essentielle pour qu’il la détourne- que le wokisme se voudrait  le lanceur d’alerte. Nous réveiller, nous gratter le dos, nous hérisser le poil… là où ça le démange. (N.A.N.B.+H ! un acronyme à peindre sur les pancartes des manifs woke. Ni A ni B mais grand H : humanoïde  tout frais éveillé, rhabillé à neuf sans les faux plis de l’histoire. )<br />
Une thérapie curative est urgente, selon ses adeptes. Ne pouvant ouvrir le présent sur des promesses (on n’y croit plus), renversons la table des Lendemains qui devaient chanter et de son sablier (Sous les pavés la plage !) pour s’attaquer au passé. Au verso des grandes épures du Camarade ou du Surhomme, vive l’épuration de nos hier(s) ! Allons-y ! Il faut bien trouver de quoi nourrir le ressentiment ! Dénoncer comme une sorte de péché originel commis contre l’homme qui a à souffrir son être-au-monde sans rien avoir demandé, et qui l’amène à faire le mal. «Pourquoi je ne fais pas le bien que je veux et fais le mal que je ne veux  pas » regrette l’apôtre Paul. Nous sommes tous coupables… et chacun d’en rajouter , comme si ça n’était pas déjà intenable. Pourquoi nous achetons-nous (le tout marchandise ) au lieu de partager?  Pourquoi dire les hommes à jamais ″membrés″ et les femmes ″sans″ ? Pourquoi la culture qui sépare, qui exclut au lieu du ″tous ensemble″ (ou mieux ″du tou.te.s ensemble″ si c’est slammable !). Pourquoi des tout-Blancs qui font et défont l’histoire au détriment des ″tachés″ et qui assoient encore la construction du présent sur  leurs ″décharges″ d’occidentaux?  La revendication des Woke : « Table rase ! » et pour plagier la pub pour le snack chocolaté américain Mars : « Un coup de barre ? Barre à gauche, toute ! et ça repart. » On ne sait pas très bien où, mais on verra en allant… </p>
<p>(1)	On pourrait reprendre cette réclame du siècle passé vantant la pile Wonder « qui ne s’use que si l’on s’en sert !». Usage aujourd’hui, ou bien usure, à force, des termes « humain/humanisme/humanitaire » ?<br />
(2)	Régis Debray serait-il réac et ses propos sentiraient-ils le rance ? « La question est de savoir si un occidental peut briser le moule chrétien sans devenir un salaud.»</p>
<p>Je pense, Joël, que tu accordes trop de crédit à ces interlocuteurs plus ou moins formatés par le ressentiment (sans pour autant être woke). Pour le dire plus crûment, je ne comprends pas que tu t’uses à surexpliquer comme si tu avais à te justifier dans tes choix ( à leurs goûts, plus douteux que nuancés ?). Pour moi, c’est du gâchis d’intelligence et d’attention à l’essentiel. J’espère que ma franchise ne te choque pas. Qu’est-ce que le vaillant Joël-Gavroche va s’emmerder à ramasser des balles perdues pour des faux-combattants sur des barricades en carton repeint d’un mauvais rouge?</p>
<p>Bernard</p>
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